Bloquer GTM n’est que la première étape
Google Tag Manager est pratique parce qu’un seul conteneur peut charger beaucoup de choses. C’est aussi exactement ce qui rend son intégration avec une CMP plus délicate.
Un schéma que je vois régulièrement consiste à déclarer GTM comme service dans tarteaucitron, puis à laisser GTM charger GA4, Facebook, Google Maps et plusieurs autres services.
Accepter GTM ne veut pas dire accepter ce qu’il contient
Le problème est assez évident lorsqu’on le formule ainsi : un visiteur qui accepte Google Tag Manager n’a pas nécessairement accepté Google Analytics, Facebook ou Google Maps.
GTM est un conteneur. Le consentement porte sur les traitements et services réellement utilisés derrière. Le simple fait d’avoir correctement bloqué le conteneur avant le choix initial ne règle donc pas tout.
Un conteneur bloqué avant consentement ne transforme pas automatiquement toutes les balises qu’il contient en services correctement gérés.
Le cas de l’intégration manuelle
Avec tarteaucitron.js en mode manuel, si seul GTM est déclaré comme service, tarteaucitron contrôle GTM. Il ne connaît pas automatiquement la configuration interne du conteneur.
Après acceptation de GTM, les balises configurées dans celui-ci peuvent donc se déclencher selon leurs propres règles. Il faut organiser leur consentement séparément et vérifier chaque service.
C’est exactement le genre de situation où une vérification dans le DOM et le réseau devient indispensable.
Le mode automatique Pro change le problème
En mode automatique de tarteaucitron Pro, les services pris en charge peuvent être détectés et bloqués lorsqu’ils apparaissent dans la page, y compris lorsqu’ils sont injectés après le chargement initial.
Cela permet de garder une gestion par service au lieu de considérer GTM comme une autorisation générale. Le principe reste le même : GA4, Facebook ou Maps correspondent à des choix distincts.
GTM, Consent Mode et CMP sont trois sujets différents
Il faut aussi éviter de mélanger le chargement du conteneur GTM, le déclenchement des balises qu’il contient et les états de Google Consent Mode. Ces mécanismes peuvent travailler ensemble, mais ils ne sont pas interchangeables.
Une installation propre commence donc par une cartographie des balises réellement présentes dans GTM. Ensuite seulement, il devient possible de décider lesquelles doivent être conditionnées et comment.
Moins de magie, plus de contrôle
Je préfère toujours une configuration dont je peux expliquer le chemin : tel service est présent, tel choix le contrôle, telle requête apparaît après autorisation.
Dès qu’une configuration devient "GTM s’occupe de tout", je vérifie. Un tag manager est très utile, mais il peut aussi cacher beaucoup de complexité derrière un seul morceau de JavaScript.


